Langue

À venir

Colloque international ARIMA 2020

Répertoires d'interaction: collaborations et confrontations intersectorielles dans les services, la gouvernance et l'advocacy

Dans le cadre du 
XIVe Congrès de l'International Society for Third Sector Research (ISTR)

Informations pratiques : 

Date: 6 - 7 juillet 2020 
Lieu : Université de Concordia, Montréal, Québec

Description :

L'objectif de ce colloque est d'explorer les relations inter-organisationnelles et intersectorielles, notamment entre acteurs de la société civile et des secteurs public ou privé, en ouvrant la «boîte noire» des interactions au niveau microsocial. Signes de la «nouvelle gouvernance publique» (Osborne, 2010), des réseaux et partenariats intersectoriels émergent, ou sont mandatés pour faire face à des problèmes complexes. Ils peuvent se concrétiser dans le cadre de la coproduction des services sociaux, de la nouvelle gouvernance environnementale ou territoriale, ou encore des mouvements d'advocacy et de défense des droits collectifs. Les répertoires d'interaction sont considérés ici comme étant le stock de connaissances, compétences, comportements, tactiques et discours ou «cadres» utilisés par les acteurs pour poursuivre et contrôler les échanges en cours (Berger et Luckmann, 1967). Même si les répertoires sont toujours structurés selon des normes institutionnelles et organisationnelles et par des rapports de pouvoir, une approche constructiviste à l'échelle microsociale nous amène à reconnaitre que l'agentivité (la capacité d'agir de façon relativement autonome et effective) n'est pas l'apanage des institutions et acteurs puissants (Scott, 1990). En effet, peu importe les modèles, structures et systèmes prescrits ou mis en place, les relations intersectorielles sont ultimement accomplies à travers des interactions entre acteurs individuels situés dans des sites locaux (Fine, 2014). 
 
En se concentrant sur les dynamiques à l'échelle microsociale (p.ex. Vaara et Whittington, 2012; Fine et Tavory, 2019; Emirbayer, 1997), les communications proposées contribueront de manière empirique à la compréhension des multiples façons à construire le changement, ou à y résister, que ce soit par des pratiques de collaboration et négociation routinières, ou par des pratiques déstabilisantes (ex: Chalmers et Balan-Vnuk, 2013 ; Lee et Zhang, 2013). Les communications peuvent employer–et contribuer au développement-des théories relationnelles ou basées sur l'agency, comme l'interactionnisme (Bishop et Waring, 2016),l'analyse des pratiques (Tello-Rozas et al, 2015) et de la stratégie comme pratique (Johnson et coll., 2007), les coalitions d'advocacy (Sabatier, 2007; Hadden, 2018), le sense-making (Weik et al., 2005), l'analyse des champs d'action (Emirbayer et Johnson, 2008; Fligstein et McAdam, 2011; Macmillan, 2015)- des théories des réseaux (Fine et Kleinman, 1983 ; Diani, 2015 ; Bottero et Crossley, 2011) ou de l'acteur-réseau (Mouritsen et al., 2010 ; Bilodeau et al, 2019 ; Touati et Maillet, 2018)- les dynamiques de la contention (ou de la contestation) (McAdam et al., 2003), ainsi que plusieurs autres perspectives qui nécessitent ou permettent l'analyse au niveau microsocial.
 

Appel à communications :

Tous les résumés seront évalués par le comité scientifique, selon les consignes mentionnés plus haut. Les décisions seront communiquées le 15 janvier 2020.

 
Pour toutes questions ou informations supplémentaires, contactez